La petite fille et sa guerre

Auteur :

Maria Luisa Semi

NOUS SOMMES À VENISE, UDINE, Capodistria, Padoue, Piacenza, Venise encore, pendant la guerre. Maria Luisa Semi est alors une toute petite fille. Elle ne songera que beaucoup plus tard, il y a quelques années, à raconter, comme l’aurait fait la petite fille qu’elle fut, ce qu’elle y vécut. Derrière elle, l’ombre souriante, inquiète et aimante de sa mère et de son père, Francesco Semi, très tôt (et très secrètement, bien sûr) engagé dans la Résistance. Il y a de grandes discrétions, qui nous valent ce récit tardif.

Nous n’avions pas connaissance de son existence avant de rencontrer son auteur. Le motif de cette rencontre ? Évoquer la figure de son père, dont nous avions traduit Le Drame de Ugo Horloch, florentin — on peut le lire ici même, dans ce cahier de Conférence — non sans avoir longtemps cherché cet ouvrage que possèdent de trop rares bibliothèques italiennes. Elles se comptent sur les doigts d’une main. Il y avait une admiration, une curiosité. Nous nous rendîmes à Venise durant l’hiver : un rendez-vous au Florian, un matin d’acque alte. Le café était désert ; la parole, chaleureuse et comme surprise, entre deux mondes. Nous repartîmes avec mille paysages en tête, et dans les mains ce petit livre, La petite fille et sa guerre. En voici quelques chapitres.

C. C. 

 

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