HOMMAGE À DENISE ESTEBAN

 

 

Bouquet d’autrefois.
C’est un joli bouquet qui se hausse du col ;
D’un faux déséquilibre il tire tout son charme.
Pour un peu, à son air, on dirait qu’il est fol.
Les roses en amour sont bien plus que des armes.
Qui, sitôt, ne verra de ce bouquet l’esprit,
Et de sa créatrice à la douce folie
Ne sera et déjà et bel et bien épris ?
Du goût l’intelligence à la beauté s’allie.
Si de voir ce bouquet personne n’a plus l’heur
Cette toile, du moins, en redit quelque chose
Et même plus encor que ne l’ont fait ces fleurs.
Elles ont eu raison de prendre ainsi la pose
Pour que nous connaissions, de l’oubli délivré,
Ce vieux fou de bouquet de lui-même enivré.


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