REVUE CONFÉRENCE -

Pièges


Poèmes traduits de l’italien par Roland Ladrière. 


Guardando querce e sughere,
peri selvatici, frassini,
olivastri, tu pensi che l’albero
sia tutto lí, davanti a te: la base,
il tronco, la chioma luminosa.
Ma un’altra chioma esiste,
umida sotterranea verminosa —
un’arborea metà occulta,
riparata, che gemella alla prima
reclama acqua anziché luce. 

Non accade forse lo stesso nella nostra vita?
Per la metà che affiora e dinamica
si muove scambia produce, un’altra
metà restia a mostrarsi 
risulta decisiva: è lei a pompare
il sangue (buono o cattivo)
che rende una creatura, 

viva. 

Tu regardes les rouvres, les chênes-lièges,
les poiriers sauvages, les frênes et
les oléastres, et tu penses que l’arbre
est là, tout entier devant toi : la base, 
le tronc, la chevelure lumineuse.
Mais une autre chevelure existe,
humide, souterraine, vermineuse —
une arborescence à demi cachée,
abritée, qui jumelle de la première
recherche l’eau plutôt que la lumière. 

N’en serait-il pas de même dans notre vie ?
Pour la moitié qui affleure et dynamique
bouge, change et produit, une autre
moitié réticente à se montrer 
se révèle décisive : celle qui pompe
le sang (bon ou mauvais)
et rend toute créature 

vivante. 

 

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