Ensemble(s) des 3 ouvrages

3livres Editions de la revue Conférence

45.00 €

Du Sacrifice 

Moshe Halbertal

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Clémence Boulouque & Pierre-Emmanuel Dauzat. 

Un volume de 224 p., de format 12,5 x 18 cm, imprimé à Venise par les Grafiche Veneziane.

Le sacrifice, comme idée et pratique, joue un rôle crucial dans le champ religieux, éthique et politique. Moshe Halbertal en éclaire la signification et les mutations en analysant le vocabulaire même du sacrifice dans le judaïsme puis dans le christianisme. Élaborant une théorie du sacrifice comme offrande, il examine les relations entre sacrifice, rituel, violence et amour. Quelle est la place du sacrifice de soi dans la vie éthique? Quel est le lien entre sacrifice et prière? Comment, dans l’ordre politique, le sacrifice peut-il être tour à tour idéal de noblesse et puissance de destruction? Si le sacrifice soi fourvoyé est bien plus problématique qu’un amour de soi excessif, les sacrifice passés obligent les générations futures : d’où cette idée de l’État comme communauté sacrificielle, qui est l’occasion d’une relecture de la philosophie politique classique. 

 La Démocratie du mérite 

Giuseppe Tognon

Traduit de l’italien par Christophe Carraud. 

Un volume de 200 p., de format 12,5 x 18 cm, imprimé à Venise sur Fedrigoni Arcoprint 80 g par les Grafiche Veneziane. 

Il n’est écrit nulle part qu’une minorité, même composée des meilleurs, puisse s’attribuer ce que la démocratie exige pour tous : la liberté et ses usages, la dignité, l’instruction, le travail, l’accès aux différentes fonctions publiques et privées.Trop souvent, la méritocratie des riches préfère ne pas voir ce que pourrait être le mérite du plus grand nombre. 

Cette critique résolue de la méritocratie telle que les démocraties modernes la promeuvent, soumises qu’elles sont à un économisme à court terme, est aussi un éloge du mérite véritable et imprévisible qui se trouve en chacun, pourvu que confiance soit donnée à une vie inquantifiable : il suffit d’inventer les formes sociales, juridiques, éducatives qui lui donneront d’apparaître. La démocratie du mérite en propose une première esquisse, et en énonce les principes. 

La Philosophie de Leopardi 

Adriano Tilgher 

Traduit de l’italien par Arnaud Clément. Préface de Stefano Biancu. 

Un volume de 264 p., de format 12,5 x 18 cm, imprimé à Condé-sur-Noireau sur Primage ivoire 60 g par l’imprimerie Corlet. 

Dès sa parution en 1940, Giuseppe Capograssi souligne l’intérêt de cet essai sur Leopardi: « c’est, de l’intérieur, une exploration et une reconstruction complètes de cette pensée organique, comme ja- mais on ne l’avait tentée ». Le premier, Tilgher a su reconnaître l’existence d’une « philosophie de Leopardi », alors même que les voix de l’époque les plus autorisées, à la suite de Benedetto Croce, lui refusaient cette dimension. Il le fait — au sommet de sa maturité et de son propre cheminement philosophique — dans un ouvrage d’une grande élégance d’écriture ; un voyage captivant, pas à pas, dans la pensée leopardienne, selon les étapes que constituent les grands thèmes de la réflexion du poète de Recanati. Et ces thèmes sont toujours les nôtres.