CONFÉRENCE -

Les deux saisons

Les deux saisonsTraduit de l’italien par Christophe Carraud.

Un volume de 248 pages, de format 13,3 x 20 cm, imprimé à Venise par les Grafiche Veneziane. Photographie de couverture de Maria M. Sepiol.

20.00 €

Tirage de tête sur pleines marges (15,6 x 21,4 cm), accompagné d’une gravure de Pierre-Yves Gabioud.

90.00 €

 

Les saisons qui donnent son titre au roman de Paolo Barbaro ne sont pas seulement celles du temps, mais aussi — et surtout — celles de l’âme, du corps, de la vie.

Dans la première partie de ce diptyque, Dario, assureur dans la quarantaine avec femme et enfants, poursuit le désir et l'ardeur perdu auprès de Bruna, qui, deux après-midi par semaine, après le travail, l’attend chez elle sur l'île de Sant’Elena, à Venise. Dans la succession de la douce monotonie amoureuse, il suffira pourtant d'un tout petit changement pour rompre l’enchantement de l’idylle.

Dans la seconde saison, le protagoniste, que la maladie condamne désormais à une immobilité définitive, observe le monde de son appartement vénitien. C’est une chronique de la fin, un congé serein et conscient donné à la réalité qui l’entoure, tandis que sa vie se réduit à une pièce, à la voix de sa femme, à la visite d’un ami, aux images d’un passé lointain. Dans l’entrelacs de ces vagues de récits et de souvenirs, Venise se manifeste comme le véritable acteur à la vie profonde, avec ses ponts, ses canaux, ses places, ses jardins secrets et ses terrasses sur la mer. L’acqua alta devient allégorie de la fin qui menace, même si une autre métaphore s’impose peu à peu, celle de l’espoir. Car dans son vieillissement, l’homme ressemble à ce quartier de Sant’Elena où Dario poursuivait une passion qu’il croyait perdue : comme l’île où il se rendait, il voit changer sa forme extérieure, mais il sait aussi que restera toujours en lui un être inquiet, fasciné par la beauté et reconnaissant au monde de tout ce qu’il offre. 

Les deux saisons, ouvrage posthume de l’auteur, est une élégie à l’immuable et poignante brièveté du temps humain, célébrée dans le décor d’une ville sans égale. 

 

Gravure Pierre-Yves Gabioud

Gravure de Pierre-Yves Gabioud pour l’édition de tête (40 exemplaires).

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